D’accord, ce n’est ni le lieu, ni le moment. Sauf que tous les moyens sont bons pour promouvoir une bonne cause.

Pas très loin de chez moi, il y a quelqu’un (Marlène, pour ne pas la citer), qui se bat pour sauver des chiens, des chats, des gerbilles… Et tout ce que les gens sans coeur et sans vergogne balancent dans sa cour. Vous, est-ce que vous le feriez? Vous qui avez un animal de compagnie (ou qui, par principe, êtes contre la violence envers les animaux), pensez-vous que donner 1€ par mois, ce soit beaucoup? Que cela change votre train de vie, vos habitudes? Non? Nous sommes d’accord.

Alors, je vous explique la marche à suivre, c’est simple comme « bonjour » : vous allez sur le site Paypal et si vous n’avez pas de compte, vous en créez un. Comme ça, en plus, ce sera fait. Ensuite, dans l’adresse du bénéficiaire, vous tapez : coeurdechienlibre@gmail.com. Et tous les mois, arrivé vers le 25, vous pensez à Marlène et à ses loulous. Et vous envoyez ce que vous pouvez. 5 €, 10 €. Même 1 €, c’est le geste qui compte.

Pour tous ceux qui se poseraient la question, j’ai à chaque fois essayé de répondre aux appels au secours de Marlène. Je vends des livres, je gagne de l’argent avec. Et si cela peut aider à boucher les trous d’une association à laquelle je crois alors oui, je donne. Que cela serve au moins à quelque chose!

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Une fois n’est pas coutume, je vais faire un peu de promo. Mais pas pour moi. Pour une boutique en ligne que j’ai découverte sur FB, sur laquelle j’ai commandé et dont je viens de recevoir la première livraison (rapide et efficace, en plus). Une boutique de vêtements de style romantique et gothique, tout ce que j’adore (forcément, il faut qu’il y ait un lien avec mes vampires).

Aux médisants qui penseraient que j’ai passé l’âge de me promener à Super U en redingote victorienne, je répondrai qu’il n’y a pas d’âge pour se faire plaisir. Et que passé un certain âge, autant en profiter, c’est justement le privilège de l’âge. A 40 ans, on vous traite de folle, à 70, on dit que vous avez du style… Donc, même si vous avez passé 70 ans, cet article vous concerne.

En parlant de la fameuse redingote, rubrique « manteaux et vestes », mesdames, si vous rêvez d’une veste originale, extrêmement seyante, à porter en soirée comme sur un jean, qui vous suivra des années, allez-y, craquez! Je vous jure que la photo n’est pas trompeuse, sur vous, ça rendra pareil. Pour le prix raisonnable demandé, la qualité est parfaite, la coupe impeccable de précision. Bref, un régal.  Que vous ne risquez pas de croiser sur les épaules de n’importe qui. Et il n’y a pas que cela : des robes, des bustiers, des bijoux… Si monsieur tique un peu sur la veste (« tu ne vas pas sortir habillée comme ça?! C’est carnaval? »), parlez-lui bustiers, il comprendra mieux…

Moi, en ce qui me concerne, j’assume.  Et je vous encourage à aller faire un tour sur le site ci-dessous :

www.blueraven.com

logo-blueraven

Petit aparté dans la longue liste des « trucs » concernant la publication : un petit « truc » qui se révèle bien utile, pour se situer soi-même d’abord (même si parfois, c’est stressant), et surtout, pour juger les autres. Ceux qui vous sautent dessus sur Facebook, ceux que vous croisez sur les sites d’auto-publiés, ceux qui tentent de vous refourguer leurs extraits à commenter (voir l’article sur l’auto-promotion dans la rubrique Coups de gueule). Bref, tous ceux qui font (ou feront bientôt) partie de votre univers.

Comment savoir où ils en sont dans les classements? Comment savoir si celui qui annonce connaître « un joli succès » dit la vérité? Parce que si vous vous fiez aux messages des réseaux sociaux, vous allez rapidement vous prendre pour le dernier (la dernière) des nul(le)s, à en croire les commentaires élogieux dont chacun s’auto-gratifie.

C’est très simple. Tout le monde, absolument tout le monde, est sur Amazon. Vous n’avez même pas besoin du titre du livre, le nom de l’auteur suffit. Vous le tapez dans la barre de recherche, et vous découvrez ses ouvrages auto-publiés. Cliquez sur l’un d’entre eux. Vous arrivez sur la page du livre.

En-dessous de la présentation de l’ouvrage et de la biographie, vous découvrez ceci (pour info, il s’agit d’un copier coller en temps réel des classements du Livre 2 – vous voyez, je n’ai rien à cacher) :

Format : Format Kindle
Taille du fichier : 927 KB
Nombre de pages de l’édition imprimée : 370 pages
Pagination – ISBN de l’édition imprimée de référence : 1496137558
Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
Langue : Français
ASIN: B00IT1WPY6
Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5  (14 commentaires client)
Classement des meilleures ventes d’Amazon: n°193 dans la Boutique Kindle
n°11 Boutique Kindle SF, Fantasy et Terreur
n°23 Livres Fantasy et Terreur

On constate qu’aujourd’hui, à cette heure-ci, je suis 193 dans la boutique Kindle, 11 en rubrique Fantasy Kindle (uniquement les ebooks) et 23 dans les livres de Fantasy, tout confondu (ebooks et livres papier).

Voilà, c’est tout simple. Faites pareil avec les autres. Et vous découvrirez que l’on peut être un auteur de grand talent tout en étant classé 17378ème dans la boutique Kindle, quand ce n’est pas un classement à 6 chiffres. Si, si, c’est vrai (je vous rappelle qu’il y a 1 million de livres, sur Amazon).

N’hésitez pas à le faire quand vous avez des doutes sur vous-même, ça va vous rassurer.

Parmi les écueils qui se dressent devant le frêle esquif de l’auto-publié, brinquebalé dans la tempête de son lancement sur Amazon, la page de présentation du livre est une falaise sur laquelle il vaut mieux éviter de se fracasser.

Je m’explique : étant donné que vous publiez sous Kindle, vous n’avez pas ce que l’on appelle « une 4ème de couverture », c’est à dire, le dos du livre. Là, où tout se joue. La page que tout lecteur averti consulte avant de passer à la caisse (sauf si vous vous appelez Gavalda ou Musso, mais nous n’en sommes pas là). Mais par contre, vous avez toute la place nécessaire, et même davantage, pour la créer. Et c’est là que les choses se corsent, car, n’étant pas Marc Lévy, aucun éditeur ne s’en chargera pour vous. C’est donc sur vos épaules que va reposer la lourde charge de donner, à des inconnus, envie de vous lire. Préparez-vous à cette épreuve avant de publier, au risque de taper n’importe quoi, élaboré à la va-vite parce que ça fait déjà 3h que vous vous faites c… à télécharger sur Kindle, ce qui pourrait vous porter préjudice. Là encore, un simple tour sur Amazon suffira à vous convaincre qu’il vaut mieux soigner ses effets que réparer les dégâts.

La tentation est forte de « balancer la purée » : tout dire, tout raconter. De quoi ça parle, qui sont les personnages, faire carrément un résumé de l’histoire ou un panégyrique du style… J’ai même vu, chez certains, une liste exhaustive des personnages en question, avec les liens qui les unissaient. Mortel! Que dis-je, rédhibitoire! La difficulté, c’est de réussir à dire sans dire, de donner envie sans dévoiler. Ni se jeter des tombereaux de fleurs parce que ça se voit tellement que cela en devient suspect.

Donc, aucun résumé. A la place de « résumé », pensez « accroche ». Au lieu de : « le jeune Igor Tartenpion, étudiant médiocre mais passionné par le piratage informatique, découvre par hasard qu’il est possible de s’introduire dans le système central de la banque où travaille Miss Bidule, dont il va tomber amoureux tout en l’aidant à  contrecarrer un odieux complot fomenté par des terroristes islamistes radicaux… » préférez : « un roman d’espionnage palpitant et torride, dans l’univers du hacking et de la finance, entre Paris et Djakarta ».  Pour vous aider, encore une fois, inspirez-vous des livres que vous avez chez vous. Ou allez à la Fnac et traînez dans les rayons. Repérez quelque chose qui se rapproche de votre univers, et prenez en photo la 4ème de couv. Cela vous fera un excellent point de départ. Figurez-vous que pour la mienne, la première, je me suis inspirée du fameux navet sur le grimoire disparu (voir l’article Episode 1, de la rubrique Histoire d’une Sombre Histoire). Comme quoi, dans un livre, tout n’est pas forcément à jeter.

Personnellement, je ne vous conseille pas de citer un extrait du livre. C’est bon pour les auteurs reconnus, pas pour ceux qui se lancent. A moins que vous ne soyez persuadé que votre style est irrésistible, ou que toute l’intrigue tienne en 2 répliques… De même, on évite les soi-disant commentaires de presse, pour faire comme les grands : « excellent » (signé : ma grand-mère), ou « un livre palpitant » (par Le Courrier de Saint-Cucugnan)… Ridicule (mais véridique, là encore). Pour passer pour un imbécile imbu de lui-même, il n’y a pas mieux. A moins que ce ne soit cela, le thème de votre livre…

Principes à conserver à l’esprit : des phrases courtes, des termes percutants. Pensez à vos futurs lecteurs. Vous visez des femmes entre 25 et 60 ans, à la recherche de littérature romantique (c’est très à la mode)? Alors allez-y ! « Sexy, sensuel, plein d’humour, léger,  drôle et tendre »… On y va, on en rajoute. Mais on évite les gros sabots : « top érotique, moins de 18 ans interdits de lecture, chauds, les marrons », ça ne marchera pas, personne ne sera dupe. Je vous rappelle que, contrairement aux sites américains, sur amazon.fr, on ne vous demande pas si vous publiez du contenu strictement destiné aux adultes. A vous de choisir et si vraiment c’est  le cas, si c’est encore plus chaud que chaud, mieux vaut vous lancer en rubrique « porno », il y en a une, ce sera moins déroutant pour vos lecteurs (et moins risqué pour vous).

De même, limitez-vous en terme de place. Refrénez vos ardeurs. Sur Amazon, vous avez de quoi écrire trois pages, c’est beaucoup trop. Au-delà d’une trentaine de lignes, votre futur lecteur aura décroché, il sera allé voir ailleurs. Par contre, vous pouvez choisir, comme je l’ai fait, de scinder votre présentation en deux parties : la première, sur la série en général, la seconde, spécifiquement sur le tome. C’est une décision que j’ai prise car je voulais que les lecteurs potentiels comprennent tout de suite le ton un peu décalé de mes livres (présentations consultables dans la rubrique : Publications).

Et c’est un autre principe à conserver en tête : votre présentation doit être le reflet de ce que vous écrivez. Vous ne pouvez pas présenter un thriller comme un livre d’amour. C’est humoristique? Soyez drôle. C’est terrifiant? Faites peur. C’est triste? Soyez émouvant. C’est chiant?… Soyez honnête. Prévenez que c’est un peu ardu mais qu’en s’accrochant, on arrive au bout, en apprenant plein de choses. Sinon, le lecteur sera déçu. Et un lecteur déçu a plus de chances de le faire savoir qu’un lecteur conquis, c’est la dure loi du sport. Dès cette première page, vous devez être « dans le ton », mais le vôtre. C’est votre première occasion de faire découvrir votre style alors, lancez-vous! Vous ne risquez rien. Si les lecteurs mordent à l’hameçon, c’est gagné. Sinon, il vaut mieux les décourager tout de suite, au risque de vous retrouver avec des commentaires peu flatteurs (et impossibles à faire disparaître de votre page, je le rappelle). En ce qui me concerne, je n’ai pas hésité. Je voulais absolument que l’on comprenne que ce n’était pas une énième resucée des romans américains du même genre (même si certains ont la comprenette un peu difficile, j’y reviendrai…). Et tant pis si cela ne plaisait pas, ça n’aurait pas plu, de toute façon (la preuve : les mêmes).

Voilà. En résumé, faites court, concis et percutant. Passez-y du temps, ça vaut le coup. Personnellement, j’ai réfléchi une semaine entière à cette unique page de présentation.

Et pour la biographie (au moins aussi risquée que la page de présentation),  un peu de patience, ça vient!

Une fois le livre prêt à publier, l’auteur va devoir se pencher attentivement sur sa future politique tarifaire. Nouvelles angoisses en perspective. En effet, le choix du prix est déterminant dans le cadre du lancement. Un prix mal calculé, c’est un lancement plombé. Un lancement plombé, c’est un livre qui disparaît des écrans radars. Et pour le faire remonter dans les classements, vous pourrez toujours sortir les rames car la galère ne fera que commencer. A vous, les joies de l’auto-promotion sur les réseaux sociaux, auprès d’autres auteurs qui s’en battront le coquillard. A vous, l’Académie Trucmuche… Bref, autant ne pas se tromper de prix.

Lorsque vient le moment de choisir à quel prix on va proposer son oeuvre, il est primordial de ne pas perdre de vue la réalité, ni le plancher des vaches. A ce stade, nous ne sommes pas des auteurs, nous ne sommes personne. Aucun lecteur n’a entendu parler de nous. Aucun n’a donné son avis sur notre ouvrage. Nous-mêmes, nous sommes bien incapables de savoir si ce dernier va marcher. Une nouvelle fois, avant de prendre votre décision, je vous conseille donc d’aller traîner un peu dans votre future catégorie, pour voir ce qui s’y vend et à quel prix (de toute façon, autant vous y habituer tout de suite parce que cette foutue catégorie, vous allez y passer votre vie). Bien sûr, le prix est modifiable à n’importe quel moment mais un prix de lancement mal calculé peut vous faire rater… votre lancement.

A mon avis, la première question à se poser est : quel est l’objectif que je vise? Me faire connaître, essayer de rentrer dans le Top 100 ou simplement, avoir la satisfaction de me dire que je l’ai fait? Que j’ai publié? Si c’est cela, la raison de votre publication (= une pure satisfaction intellectuelle), le choix du prix importe peu. Même 15€, pourquoi pas, bien que, personnellement, je considère qu’un prix pareil est tout bonnement suicidaire. Mais si votre but ultime, c’est d’essayer de percer, alors, dès le début, vous devez accepter une réalité toute simple : moins ce sera cher, plus vous vendrez.

Soyons lucides : qui va débourser 15€ (= le prix d’un livre papier d’un auteur reconnu)  pour un ebook auto-publié? La réponse est simple : personne. Et ce, quel que soit le nombre de pages. Sous Kindle, le nombre de pages importe peu. Le prix ne se calcule pas au kilo. Même si votre livre fait 700 pages, ce n’est pas une raison pour le vendre 2 fois plus cher qu’un livre de 300 pages. Il existe des paliers, et je vous conseille de vous y conformer.

Ainsi, dans la plupart des catégories, les ebooks d’auteurs à succès sont en général proposés entre 4,99€ et 7,99 € (rarement davantage). Dans la catégorie qui est la mienne, à ce prix, vous avez toutes les séries et auteurs qui cartonnent : les vampires Scanguards, Twilight, la collection Nocturne Harlequin, Stephen King, Game of Throne, et tutti quanti. Autant dire que je marchais sur des oeufs, avec mes Histoire de Sang à la con… La seule chance que j’avais de percer, c’était de me positionner en dessous, même pour des romans qui, une fois transformés en version papier, affichent plus de 350 pages. Quand on réalise dans quelle cour on va jouer, on se fait tout petit, on range son orgueil dans sa poche et on met son mouchoir par-dessus.

J’ai donc choisi de me lancer à 2,99 USD (les prix sont d’abord rentrés en USD sur Amazon puis convertis en €), soit un prix lecteur de 2,68€. Et je n’en ai plus bougé. Je me suis dit que pour l’équivalent de 3 baguettes de pain achetées en supermarché, peut-être que quelqu’un aurait envie de me lire. Je pense que j’ai eu raison.

Mon conseil est donc le suivant : si vous publiez moins de 200 pages, tapez carrément en-dessous (entre 0,99€ et 1,99€). Au-delà de 200 pages, limitez-vous à 2,68€. Cela ne fait pas lourd, vous allez me dire. Détrompez-vous. Sur 2,68€, l’auteur touche 1,76€, net dans sa poche, soit 65% du prix. Pour vous offrir le même taux de redevance par ouvrage, un éditeur papier devrait accepter de tirer à au moins 30000 exemplaires vos chefs d’oeuvre , lesquels seraient revendus à 18€ pièce. Un auteur inconnu, tiré à 30000 exemplaires? Nous venons d’entrer dans la 4ème dimension… Alors que le Kindle, lui, il vous « paye » dès la première unité…

D’où, quelque part, la fronde de nos amis éditeurs papier… Car, pour un auto-publié qui cartonnerait sur internet (avec rappelons-le, une totale liberté d’écriture tant qu’on ne fait pas l’apologie du nazisme ou de la pédophilie), la volonté de se mettre dans les mains d’un éditeur reconnu représente, à terme, un intérêt limité. D’autant que, détail qui peut avoir toute son importance (on ne sait jamais, vous êtes peut-être en train d’écrire « Le » livre dont les américains s’arracheront bientôt le scénario), en signant un contrat avec un éditeur officiel, vous perdez instantanément, par un simple coup de baguette magique (aïe, ça fait mal…), tous vos droits sur une future adaptation (ciné, télé, ou autre). A méditer sérieusement.

Vous me direz : et qu’est-ce qu’on gagne, à vendre des ebooks à 2,68€? Et bien, si le texte est bon, une véritable opportunité de le voir progresser dans les classements, intégrer le Top 100 et s’y maintenir. Et ensuite? Pourquoi pas, l’espoir d’ en vivre. Prenons pour objectif un revenu de 2000 € (pour qu’après paiement de vos cotisations d’indépendant, à l’arrivée, il vous reste le SMIC). Combien d’ebooks à 2,68€ (rapportant à leur auteur 1,76€ net) faut-il vendre pour parvenir à engranger ce revenu? 1137 ebooks par mois soit, pour un mois de 30 jours, 38 par jour. C’est beaucoup? C’est faisable (véridique…). C’est surtout beaucoup si vous n’avez qu’un seul titre en rayon. Mais si vous en avez 2, le ratio tombe à 19 par titre. Et à 13 pour 3, etc… C’est également beaucoup si votre titre n’est disponible qu’en français et que vous ne vendez que sur amazon.fr. Mais s’il est traduit, et que vous touchez amazon.com et amazon.co.uk?… Et qu’au lieu d’un seul titre, vous en avez 3, ou plus? A terme, si vous vendez quotidiennement 5 exemplaires de chacun des tomes dans chacune des boutiques, vous en vivrez (Et 5, ce n’est pas la mer à boire, quand même, si?).

Même si les chiffres sont fluctuants, sachez qu’il m’est arrivé de vendre 57 exemplaires d’un seul tome, au cours d’une seule journée. Et ce que je viens de vous expliquer, cette multiplication des tomes, des langues de parution et des boutiques comme d’autres multipliaient les pains, c’est bien mon objectif à terme parce que moi, je suis déterminée à en vivre. Et je continuerai à vous faire partager mes « trucs » pour y parvenir.

Moralité : nous allons faire un bout de chemin ensemble. Car, si je réussis à me faire traduire, je vous dirai comment, et par qui. Alors, courage! Tout ce qui compte, c’est que votre excellente prose soit proposée à un prix attractif.

Cela va peut-être vous paraître étrange, voire, saugrenu, mais le conseil que je vais vous donner maintenant est, pour moi, l’un des plus importants : prenez l’habitude de vous relire systématiquement à haute voix.

Pourquoi? Parce qu’à force de le retravailler, vous allez connaître votre texte sur le bout des doigts et vos yeux vont vous trahir. Même si vous n’en avez pas conscience,  si vous ne vous relisez que « dans votre tête », vous allez immanquablement passer à côté de mots oubliés, de répétitions, d’inversions, de doublons, de tics de langage et autres répliques ou concordance des temps bancals que vous ne verrez pas. Ou plutôt, que vos yeux verront, mais sans les identifier. Or, la qualité première d’un livre, celle qui fait qu’un lecteur a plaisir à le parcourir, c’est sa fluidité.

Pour éviter ces travers, une seule solution : la lecture systématique à haute voix. Et quand je dis « haute », je pense « forte ». Marmonner ne vous avancera pas à grand-chose. Déclamez tout, absolument tout, pas uniquement les dialogues, en respectant la ponctuation (ce qui vous permettra, au passage, de contrôler si elle est bien placée, cette fameuse ponctuation qui est censée rythmer votre texte sans le hacher menu). Et quand vous relisez vos dialogues, mettez le ton, cela vous aidera à vérifier si vos répliques sont dans le ton, justement.  Si cela sonne vrai. Si c’est facile à dire. Car, si ce n’est pas facile à dire, figurez-vous que ce sera encore plus difficile à lire. Et oui. Et c’est là que vous risquez de perdre des lecteurs en route.

En procédant de cette façon, vous vous surprendrez à rire quand c’est drôle, à pleurer quand c’est triste (si, si, juré craché, ou alors, c’est qu’il faut corriger, justement). Vous pourrez mieux vous rendre compte de la poésie, de la pertinence ou de la crudité de vos descriptions. Et surtout, vous allez découvrir que, trois lignes plus haut, vous avez déjà utilisé le même adverbe, ou le même adjectif, ou la même tournure de phrase. Parce que vous aurez l’impression de vous répéter. Alors qu’en vous contentant de lire, vous ne l’auriez pas vu. Vous constaterez que vous employez toujours les mêmes mots, quand il en existe beaucoup d’autres. Vous cisèlerez plus facilement vos dialogues, vous taillerez dans le vif pour donner du rythme, vous saurez enfin si vos personnages s’expriment comme ils le devraient (les rappeurs qui parlent comme au temps de Louis XIV, on oublie, et inversement).

Même ces articles, je les relis à haute voix, c’est devenu un « tic ». Et quand j’écris mes livres, je relis tout, scène par scène, dix fois, vingt fois, avant de valider. La mémoire auditive est extrêmement développée. C’est elle qui vous alertera, qui vous fera percuter : « il y a 30 pages, ça, je l’ai déjà dit ».  Ou : « décidément, à part « il déclare », je ne sais rien dire d’autre. Pourtant, il doit y avoir d’autres verbes pour ça, non? ».

Essayez, vous verrez, c’est infaillible. Et n’hésitez pas à appliquer cette méthode à tout ce que vous publiez y compris, comme nous le verrons plus tard, vos pages de présentation et votre biographie. C’est simple : interdisez-vous d’envoyer quoi que ce soit sur KDP ou ailleurs qui concerne vos écrits et que vous n’auriez pas relu à haute voix.  Plusieurs fois, c’est encore mieux.

Moi, par exemple, je viens de me relire quatre fois… Je sais, pour l’entourage, c’est chiant. Mais tant pis, c’est efficace. Distribution de boules quies pour tout le monde. C’est aussi cela, d’avoir un auteur auto-publié dans sa famille…