Désolée, mais j’ai toujours autant de mal avec les promos qui contiennent ce genre de faute : « cette été »… aïe aïe aïe… « L’auto-publication, je ne sais pas comment sa marche »… Que celui qui ne voit pas la coquille change de métier… On trouve aussi : « surmonter les épreuves de la vie, vous parle aussi »??? Non, moi parle pas… Mais toi peut-être, avec signaux de fumée… Pemmican et calumet de la paix sous tipi à toi… Ouille, aïe aïe aïe… Pas bon, pemmican…

Le vélo n’a même plus de roues, il roule sur la jante. Et dans ce fatras, combien d’auteurs auto-proclamés se demandent-ils toujours pourquoi personne ne veut les lire???

Mais parce qu’ils n’écrivent pas en français!!!

CQFD

PS (publié plus tard…) : je ne commenterai pas les commentaires (redite faite exprès) pointant mes piètres connaissances en mécanique (« rouler sur la jante » ne serait pas exact, d’un point de vue purement technique dont je me contrefous…), mais, au fil de mes lectures, je souhaiterais ajouter ce savoureux exemple d’auteur qui roule sur la jante : je viens de découvrir un auteur qui annonce les tomes 5 et 6 de sa trilogie… Moi, je ne roule plus sur la jante, je suis en train de me bourrer la gueule. C’est correct, ça, d’un point de vue mécanique?

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Un petit article pour clarifier définitivement un débat qui agite régulièrement la sphère des auto-publiés sur le thème : quel statut choisir?

J’ai tout lu sur ce sujet. Jusqu’à récemment, le fait que certains pensaient que dès le premier euro collecté, nous devions (et pouvions) nous inscrire auprès de l’Agessa, alias l’organisme qui collecte les charges sociales pour le compte des auteurs.

Car, là-dessus pas de doute possible, un auto-publié est un auteur (n’en déplaise aux médisants qui nous traitent d’amateurs). Certains, donc, espéraient pouvoir être traités d’égal à égal avec les auteurs publiés par les éditeurs traditionnels. D’où d’interminables discussions sans solution.

Afin de trancher définitivement le débat, je me suis fendue d’un mail à l’Agessa dont je vous livre la réponse :

Madame,
Vous nous faites savoir que vos œuvres littéraires sont diffusées sur le portail Amazon et vous nous interrogez sur votre situation au regard du régime de sécurité sociale des auteurs.
Nous vous précisons que ce régime codifié au Titre VIII du Livre III chapitre 2 du code de la sécurité sociale concerne toute personne rémunérée en droits d’auteur, au sens des articles L 131-4 et suivants du code de la propriété Intellectuelle (C.P.I).
Dans le cas de l’écrivain, cette rémunération s’analyse  comme étant la somme qu’il perçoit en contrepartie de la cession à un éditeur de ses droits d’exploitation sur son œuvre, cession concrétisée par un contrat d’édition constaté par écrit (article L 132-1 du C.P.I).
Aux termes de ce contrat, l’éditeur « assume à ses frais, risques et périls, la publication de l’œuvre sous forme de livre et s’emploie à lui procurer, par une diffusion dans le public et auprès des tiers susceptibles d’être intéressés, les conditions favorables à une exploitation sous d’autres formes ».
Toutefois : « ne constituent pas un contrat d’édition au sens de l’article précité du C.P.I, le contrat dit à compte d’auteur  et le contrat dit de compte à demi… » (articles L 132-2 et L 132-3 du code de la propriété intellectuelle).
Ainsi, la rémunération perçue par l’auteur auto-édité, ce qui est votre cas, ne peut être assujettie au régime de sécurité sociale des auteurs.
Cette activité relève du régime des professions indépendantes et nous vous invitons, en conséquence, à vous mettre en rapport avec l’URSSAF de votre département et de cotiser auprès du Régime Social des Indépendants.
Ceci n’exclut pas que vos créations personnelles soient qualifiées d’œuvres de l’esprit, sous réserve d’être originales, et donc qu’elles soient protégées par les dispositions du code de la propriété intellectuelle.
Salutations distinguées
Jean-Marc THEBAULT
Adjoint au responsable du Service Auteurs

Voilà, je pense que c’est clair. A nous les cotisations plein pot et les joies du RSI. A nous le choix entre statut autoentrepreneur et profession libérale. Mais en aucune façon, nous ne serons inscrits à l’Agessa. La bonne nouvelle, c’est qu’en termes juridiques, d’après ce que je comprends, « droits d’auteur » veut dire « compensation pour avoir refilé tous ses droits d’exploitation à un éditeur et donc, avoir perdu tout contrôle sur son oeuvre ».

Effectivement, on peut comprendre qu’il y ait une compensation…

Le Livre 2 poursuit sa route, le Livre 1 se maintient toujours. A eux deux, ils se vendent à 20 exemplaires en moyenne par jour. Je commence à entrevoir la stratégie gagnante : publier, encore et toujours.

Un reportage sur Amazon, diffusé sur Arte, me conforte dans cette idée. On y cite une auteur allemande qui publie des romances se déroulant dans les Highlands (où, croit bon de le préciser le journaliste, elle n’a jamais mis les pieds). Un livre tous les 3 mois. Résultats : 200 000 exemplaires vendus et la jeune femme en question n’a jamais repris son poste après son congé maternité. L’idée me trotte dans la tête…

D’autant que, comme je l’ai expliqué précédemment, ma technique d’écriture est particulière. Je n’écris jamais dans l’ordre chronologique. Et lorsque je suis bloquée sur un livre, lorsque je suis en panne d’inspiration, je passe à un autre. J’ai donc, en permanence dans ma musette, plusieurs romans en cours d’écriture. Plusieurs « squelettes » de livres d’une cinquantaine de pages A4.

Me voilà donc lancée sur le 3 (et accessoirement, le 4, le 5 et le 6…). Je musarde, je prends mon temps. Je modifie plusieurs fois le scénario des intrigues annexes. L’histoire principale, je l’ai mais c’est autour que ça pédale… Je me décide pour le mois de juin. Et là, me vient une idée. Le 6 juin tombe un vendredi, jour où je publie traditionnellement (parce que j’ai publié le 1 un vendredi et que depuis, je continue). Date du débarquement et non moins célèbre date de naissance de mon cher et tendre (dénicheur de titres et de 4èmes de couverture, chacun son métier…).

En plus, le vendredi suivant c’est le 13, il vaut mieux ne pas tenter le diable…

J’annonce donc fièrement sur Facebook, plusieurs semaines à l’avance, que le Livre 3 sera publié le 6 juin. Peu de réactions (mis à part de fidèles lecteurs qui sont toujours au RDV), je me dis que c’est passé à la trappe. Et je me le dis d’autant plus que plus la date approche, moins je me sens prête. Mon problème est le suivant : je ne publie jamais rien sans l’avoir relu une centaine de fois. Quand je dis « cent », je suis gentille. J’ai dû passer des journées entières sur des paragraphes de cinq lignes…

Or, à quelques jours de la date fatidique, ma fidèle correctrice pointe du doigt une faiblesse. Elle n’apprécie pas la façon dont je traite l’intrigue principale. Elle voudrait quelque chose de différent… J’aimais bien l’idée que Sasha se conduise comme un gamin mais elle veut autre chose. Quelque chose de plus sombre… Nous sommes le 30 mai, nous profitons du weekend prolongé pour visiter Amsterdam… Pour elle, c’est trois fois rien à corriger, on verra ça dans le Thalys du retour. Pour moi, c’est la catastrophe car toutes les scènes sont liées.  Résultat, je dis « oui, oui, oui » à tout ce qu’elle me raconte dans le TGV et à partir du 2 juin au matin, je travaille douze heures par jour, retranchée dans la chambre de mon fils qui a la chance d’avoir un bureau dont il ne se sert jamais. C’est plus confortable que la cuisine où j’écris habituellement et surtout, je peux me relire à haute voix. Je ne sors de ma tanière que pour manger et dormir.

Le 6 juin, devant les commémorations du débarquement, je m’arrache encore les cheveux sur la 4ème de couverture.  J’agace tout le monde, j’exige qu’on s’intéresse à mon problème. On s’y intéresse, je parviens à publier.

Et dès le lendemain, les premiers chiffres tombent. Moi qui croyais que mon annonce était passée inaperçue, j’en suis pour mes frais. Jamais je n’ai connu un démarrage pareil.  23 ventes dès le premier jour et jusqu’à 41, aujourd’hui, 5 jours plus tard. Le Livre 3 est n°1 en SF dès le 7 juin. Quand j’affiche la page à l’écran, je vois mes 3 tomes dans les 6 premiers. Zut, j’ai fait « blanc, bleu, rouge »…

Cette fois-ci, non seulement je me dis que je suis une auteure mais surtout, surtout, que j’ai réussi à me constituer un lectorat. Un lectorat fidèle, un lectorat que je croise sur FB, qui m’encourage à chaque étape et que je ne remercierai jamais assez.

L’étape suivante, c’est l’étranger. Réussir ailleurs ce que je fais en France. Le coût est élevé mais je ne désespère pas d’y parvenir. A condition de trouver un traducteur qui ne massacre pas le style. On en a vu d’autres s’y casser les dents. Quand on s’appelle JR Ward, ça va. Quand on s’appelle Lise Journet, ça craint…

Plus d’un mois après ma catastrophique expérience de promo gratuite, il est temps de faire un point.

Rappel : Livre 1 gratuit les 3 et 4 mai, 100 téléchargements au total.

Premier constat : depuis, les ventes du Livre 2 n’ont pas augmenté.

Deuxième constat : en 1 mois, je me suis tapé mes 3 premiers commentaires à 1 étoile. « Je n’ai pas accroché, je ne suis pas rentré dedans… Ouh là là… Mais c’est quoi, ça??? Vade retro satanas… « .

Ça? C’est ce que tu n’aurais jamais acheté parce que tu n’achètes pas de livres, tu profites. Tu ne lis pas, tu juges. Pas étonnant que tu n’aies pas aimé, mon gars, tu ne l’a téléchargé que parce qu’il était gratuit. Si ça se trouve, ce n’est même pas ce que tu aimes lire, à condition déjà que tu lises. Et donc… Tu sais quoi? Eh bien, tu n’aimes pas… CQFD. Je te parle comme je veux, tu ne payes pas, tu n’as pas droit au respect de l’auteur. Toi aussi, pour moi, tu es gratuit…

Bref, une cata sur la cata.

Pour faire court, je le dis, je le redis et je le reredis : NE FAITES JAMAIS DE GRATUITS!!!

Vous en voulez la meilleure preuve ? J’ai lancé le Livre 3 depuis 5 jours, à 3€50 au lieu de 2€68 pour les deux autres (certes, il est plus long). Et vous savez quoi? Je n’ai jamais fait un démarrage aussi tonitruant.

 

Petite précision utile concernant les Sombres Histoires de Sang.

Un GROS coup de gueule qui me trotte dans la tête depuis un moment mais ce soir, rassurée par les excellents chiffres du Livre 3 (27 ventes quotidiennes en moyenne depuis son lancement le 6 juin), je me jette à l’eau.

Je rappelle le concept : de la bit-lit française !!!! (notez l’adjectif, il est important).

Ça veut dire quoi? Ça veut dire que ça se passe en France, dans le Val d’Oise. Ni a NY, ni à LA parce que je n’y ai jamais fichu les pieds. Qu’il n’y a pas de milliardaires ni de Cadillac. Qu’on roule en 308 sur les routes du Vexin et qu’on va faire ses courses chez Super U.  Que mon héroïne est une fille qui jure tout le temps et qui cherche des solutions à son problème de vampire sur Wikipédia. Que personne ne se taillade les biceps pour cause de rituels à la con. Qu’on ne parle pas un jargon incompréhensible de Cheftaines et de Hellraiser.  Par contre, on écoute volontiers du rock très hard donc fans de Céline, s’abstenir.

Bref. A tous les fanatiques de la Dague Noire qui se désolent de ne pas retrouver chez moi Terminator en habit de lumière, je n’ai qu’une chose à dire : passez votre chemin! Non, ça ne vous plaira pas. Non, chez moi, pas de termes gynécologiques dans les scènes d’amour (vagin, verge, et tout le bataclan), ni de grosse prise de tête avec Mr X l’Éradiqueur et la Vierge Scribouillarde .

Je le sais, j’ai été contrainte de me farcir, en travers, le tome 1, le fameux Amant Je ne sais plus quoi que je n’avais jamais lu, tellement j’en avais marre… Enfin, soyons honnêtes, nous avons gravi l’Everest à 2 : moi et ma fidèle correctrice qui a bloqué à la page 5. J’ai été plus courageuse, je suis allée jusqu’à la page 137 sur 500 et des bananes.  A noter que la traduction est proche du massacre, ce qui n’arrange certainement rien.

Ici, ce sont les Tontons Flingueurs et Papy fait de la Résistance. Le Bal des Vampires, ce que vous voulez mais pas  Sadique qui trucide Horreur.  Si vous voulez lire la même chose que tout le monde, précipitez-vous à la FNAC, il y en a plein les rayons. Mais pitié, ne dépensez pas 2€68 pour vous faire ch… Moi, en attendant, cette plaisanterie m’en a coûté 10 pour un exemplaire d’occasion, ces fichus bouquins ne se vendant pas sous Kindle.  Et des commentaires haineux dont je me passerais volontiers.

Je vous rappelle que la fameuse JR n’a pas le monopole de la scène romantique et que si l’on devait taxer de plagiat tous les livres où le preux chevalier vole au secours de sa belle, il ne resterait plus rien. Que oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, un vampire boit du sang. Mais que les miens sont sacrément plus résistants et plus optimistes que d’autres qui passent de sales quarts d’heures lors de transformations subies et de périodes de chaleur (comme c’est poétique) douloureuses. J’ai bien rigolé de la scène de fellation qui ne va pas au bout, c’est tellement américain. Depuis Monica, il faut stopper avant le moment crucial, c’est bien connu, et en rajouter des tonnes sur le cunnilingus, comme chez Harlequin. Quant au brun aux yeux bleus, mesdames, c’est un fantasme féminin très répandu. A la nuance près Vladimir n’est pas aveugle…

Et si vous voulez vraiment vous faire une opinion, passez au Livre 2. J’aimerais bien savoir à qui on va le comparer, celui-là.